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8 ans de restauration : la Mise au tombeau du Christ revient au Musée-château

8 ans de restauration : la Mise au tombeau du Christ revient au Musée-château

Mise au Tombeau du Saint Sépulcre

© Lionel Lefèvre
Description :

La mise au tombeau est installée après restauration dans la tour Saint-Paul du musée-château.

Conditions d'utilisation : Si vous souhaitez utiliser cette photo, merci de contacter les Musées d'Annecy.

Après 8 ans de restauration minutieuse de la part de Lionel Lefèbvre, dont l'atelier se situe à Lyon, cette œuvre majeure a retrouvé sa beauté originelle.

Pièce majeure de la collection médiévale, la mise au tombeau, attribuée à un sculpteur bourguignon et datée vers 1440-1450, est exposée au rez-de-chaussée de la tour Saint-Paul.

Cet ensemble provient de l'ancienne église du Saint-Sépulcre d'Annecy. Les fragments sculptés ont été découverts en 1898 dans une fosse lors du percement d'une canalisation à proximité de l'emplacement du maître-autel de l'édifice. Les vestiges de l'ancienne église, vendue à la Révolution et transformée en fabrique de poterie puis en habitation, ont été rasés en 1966. Autour du corps du Christ mort sont regroupés les deux porteurs, Nicodème et Joseph d'Arimathie, Marie-Madeleine, deux Saintes Femmes et saint Jean, qui soutenait la Vierge aujourd'hui perdue. La figure de saint Antoine, reconnaissable à son bonnet et à la mèche en forme de flammèche qui s'en échappe, découverte avec les fragments de la mise au tombeau, ne faisait vraisemblablement pas partie du même ensemble. Elle a pu être commandée au même atelier que le groupe de la mise au tombeau mais pour une chapelle annexe de l'église.

Malgré son état fragmentaire, la mise au tombeau de l'église du Saint-Sépulcre d'Annecy est une œuvre majeure, tant pour l'histoire de la ville que pour celle de la sculpture religieuse dans les Etats de Savoie au Moyen Age. Attribuée à un sculpteur bourguignon, elle s'inscrit dans la suite de l'atelier bourguigno-flamand constitué dans le premier quart du 15e siècle autour du chantier de la sainte chapelle de Chambéry. Elle témoigne de la richesse des échanges artistiques en Savoie dans la première moitié du 15e siècle.

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