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Cette situation privilégiée choisie pour cet hôtel offrant une vue panoramique sur la baie d'Annecy et des départs de promenade dans la forêt du Semnoz est idéale aussi bien pour une courte halte, comme l'ont fait Léon Blum en 1936 et Albert Lebrun en 1946, que pour un long séjour.

Tout concourt à en assurer l'agrément : air vivifiant, beauté de la nature et tranquillité absolue pour un repos parfait.

Les nageurs peuvent partir de leur chambre en costume de bain et peignoir pour descendre au lac en trois minutes. Dès qu'un groupe de six personnes peut être formé, « la Tagazou », le car Peugeot de l'hôtel, effectue toutes les ravissantes excursions possibles. C'est le chamoniard Louis Tairraz (1894-1983), champion de France de saut à skis, ayant appris la cuisine sur un paquebot transatlantique, qui ouvre avec sa seconde épouse dans les années 30 l'hôtel « Eden hôtel, villa Colmyr ». Veuf, il se remarie après la guerre avec Raymonde Levert, une jeune femme qui revient du camp de Ravensbrück. Elle prend le relais en cuisine et obtient une 3ème étoile au Michelin. 

Cette période marque l'apogée de l'hôtel qui reçoit une clientèle essentiellement anglaise et américaine. Dans les années 60, le contexte plus difficile entraîne la transformation de l'hôtel en meublé et, suite au décès de M.Tairraz en 1983, il est vendu dans les années 1990. Il est alors rasé et remplacé par un immeuble. Seule subsiste la « Chapelle de Colmyr » (cf Dauphiné Libéré du 9/10/2016) rappelant les origines de la propriété de l'abbé Hector Favre.

M Tairraz était attaché à cette chapelle et y apportait un soin particulier, notamment un nettoyage bi-annuel auquel toute la famille était associée.