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Le Thiou est l’une des plus petites rivières de France. Sur ses 3,614 kilomètres de longueur, elle fournit une énergie hydraulique constante entre Annecy et Cran-Gevrier. Ses rives accueillaient de nombreux moulins et autres infrastructures hydrauliques.

Aujourd'hui ces installations ne sont souvent plus visibles. Remontons le temps pour raconter l'histoire des moulins sur le Thiou.

De multiples utilisations

La présence de moulins (ou artifices) sur le Thiou remonte au Moyen Âge. Les moulins sont installés de chaque côté de la rivière. Ils peuvent aussi être construits sur pilotis et se situer en plein milieu du cours d’eau. C’est le cas d’une installation situé après le pont Morens, visible sur un plan de l’époque révolutionnaire. Ils fonctionnent avec des roues verticales en bois ou à aubes munies d’augets (sortes de cuillères en bois). Plus il y a d’augets et plus le moulin est puissant.

Les moulins, foulons et battoirs appartiennent d’abord au comte de Genève et plus tardivement à des communautés religieuses comme les sœurs de la Visitation. Leurs propriétaires nobles ou religieux accordent un droit d’exploitation aux petits artisans, moyennant un paiement en espèces ou en nature.

Les artifices servent à diverses activités : moudre le grain pour la fabrication du pain, battre du fer pour les martinets de forge, transformer le chanvre et confectionner des vêtements et des draps.

Les installations se multiplient créant des conflits entre les artisans qui se disputent l’accès au courant. Le Thiou encombré provoque débordements et inondations dans les maisons environnantes.

Ce parcours a été conçu par l'équipe des guides-conférenciers de la Ville d'Annecy agréés par le ministère de la Culture, sous le label "Ville et pays d'Art et d'Histoire".

Durée approximative de la visite : 10 minutes

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